Ossatures des Bâtiments actions sur les structures pdf

 
Ossatures des Bâtiments actions sur les structures pdf

Les actions sismiques

Elles ne sont à prendre en considération que lorsque ce DTU est mentionné dans le cahier descharges, à l’exception des bâtiments de grande hauteur ( ≈ 40 m.) pour lesquels le calcul sismique estnécessaire. De plus les règles de sécurité des établissements recevant du public nous imposent de tenircompte des règles sismiques dès qu’il y a plus de 300 personnes (surtout les groupes scolaires).Plus le bâtiment est rigide, plus il absorbe le séisme. Il doit avoir une grande période donc êtreplus ou moins souple. Les actions du vent croissent avec la période fondamentale du bâtiment doncavec sa souplesse alors que celles du séisme décroissent avec cette même période.
Pour le vent → rigidité
Pour le séisme → souplesse



Sauf dispositions contraires des pièces du marché, l’action du séisme est définie dans les Règles PS 92 ; (ainsi que dans le « Nouveau code sismique du Liban »).
Nous ne décrirons ci-après qu’un résumé des dispositions s’appliquant aux bâtiments courants, en n’examinant que le calcul sur modèle statique et laissant de côté le modèle dynamique qui fait entrer en jeu des spectres de séismes réels.


Le principe de l’approche statique est de trouver un ensemble de forces à appliquer à la structure qui entraîne la même déformée maximum que l’action dynamique.
L’action du séisme se traduit par un brusque déplacement horizontal et/ou vertical du sol, entraînant les fondations et les parties enterrées de l’ouvrage. Chaque partie de l’ouvrage est donc soumise à une force horizontale et/ou verticale proportionnelle à sa masse avec des coefficients pour tenir compte des différents paramètres rentrant en ligne de compte.

Les principaux paramètres sont :

- La zone de sismicité ;
- La forme en plan de l’ouvrage, la distribution des joints, la répartition des contreventements ;
- La distribution de la masse sur la hauteur ;
- Les fondations, par le type des fondations et la nature du terrain.

En outre, des dispositions spéciales doivent être prises pour éviter une rupture fragile d’un élément de l’ouvrage : dispositions spéciales de ferraillage, chaînage, fondations, porte-à-faux, escaliers baies ou ouvertures, planchers, maçonneries, plafonds, canalisations.

On doit prêter une attention particulière :

- Aux sols des zones voisines de faille, aux sols hétérogènes ou suspects de liquéfaction ;
- Aux fondations hétérogènes de cotes d’assise non uniformes, aux fondations non solidarisées par des longrines ou non solidarisées à la structure ;
- A ce que l’ELU des fondations ne soit pas atteint avant celui de la structure ;
- Aux structures composées de matériaux peu résistants, de ductilité insuffisante, aux liaisons isostatiques, aux espacements entre structures voisines insuffisants, aux structures dissymétriques.

Pour le calcul des effets du séisme, on distinguera :

- Un effort horizontal appliqué à chaque partie de l’ouvrage ;
- Un effort vertical ascendant ou descendant ;
- Une déformation.

Nous ne traiterons ici, ni des phénomènes de torsion en cas de structures dissymétriques, ni des problèmes d’action locale.

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